Festival du Dessin d’Arles 2026 : Projection Christian Boltanski
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📍 Église Sainte-Anne, Place de la République, Arles
▪️ Installation iDzia : la vidéo, le son
Art et image en mouvement au Festival du Dessin d’Arles 2026
Au printemps 2026, la ville d’Arles a accueilli une nouvelle édition du Festival du Dessin, rendez-vous consacré au dessin contemporain et à ses différentes formes. Au cœur de la Place de la République, l’Église Sainte-Anne s’est transformée en espace d’exposition, où patrimoine, projection et dessins dialoguent au fil du parcours. Dans cette dynamique d’ouverture et d’expérimentation, le festival affirme une ambition claire : faire du dessin un langage vivant, capable d’entrer en résonance avec les lieux, les images et les publics.
Un festival en plein essor
Cette quatrième édition du Festival du Dessin d’Arles, programmée du 18 avril au 17 mai 2026, est placée sous la présidence d’honneur d'Éric Cantona. Sous la direction artistique de Frédéric Pajak, la manifestation investit divers lieux patrimoniaux arlésiens, tels que des églises, des musées et des hôtels particuliers. Elle s’inscrit dans une rencontre avec l’identité artistique de la ville, traditionnellement marquée par la photographie, en proposant le dessin comme un autre regard sur le réel, à la fois complémentaire et sensible.
En plus de l’exposition collective majeure Viva l’Italia !, cette édition 2026 propose une quarantaine d’expositions explorant des univers artistiques variés. Dès lors, l’événement s’impose comme un rendez-vous culturel et festif d’envergure, rythmé tout au long de sa durée par des débats, visites guidées, ateliers, projections et concerts.
Une exposition au cœur de l’ambition du Festival
L’exposition Et la vie continue… , dessins de la collection Karmitz dévoile pour la première fois une sélection exceptionnelle de la collection personnelle de Marin Karmitz, réalisateur, producteur et commissaire d'exposition. Près de 150 dessins et estampes ont été extraits de ce fonds privé et présentés dans l’Église Sainte-Anne. Ils composent ainsi un parcours thématique marqué par la fragilité du papier et le silence du trait.
En présentant plus d’une centaine d’œuvres d'artistes reconnus (Géricault, Goya, Giacometti, Otto Dix, Victor Hugo, Andy Warhol, Paula Rego...), le parcours révèle la cohérence de cette collection éclectique construite autour de l’œuvre centrale de Christian Boltanski.
Animitas (blanc) de Christian Boltanski : point focal de l’exposition
Animitas (blanc) est une vidéo de 2017 projetée dans le chœur du site religieux. Ce film d’une durée de 10 heures, réalisé en prise unique du lever au coucher du soleil, présente 800 clochettes japonaises disposées sur un paysage enneigé. Dans l’espace épuré de l’édifice, l’œuvre s’impose comme un pivot narratif, incarnant, selon Karmitz, « un point de rupture entre la vie et la mort » au sein du parcours de l’exposition.
Cette atmosphère contemplative, à la fois visuelle et sonore, renforce la dimension méditative de l'espace, tandis que le tintement des carillons évoquerait « la musique des étoiles et la voix des âmes flottantes ». Dans cette perspective, ce choix curatorial se transforme en hommage à Christian Boltanski, qui était un grand ami du commissaire.
Notre savoir-faire audiovisuel au service de l'art
iDzia est intervenu comme prestataire technique audiovisuel pour la diffusion du projet phare de Christian Boltanski. Notre rôle a consisté à concevoir et déployer un dispositif audiovisuel adapté aux contraintes du lieu et aux intentions de la scénographie, en articulant image, son et architecture.
De fait, en travaillant la projection et l’environnement sonore, nous avons pleinement intégré l’installation dans l’espace solennel. Ce projet illustre notre approche de la scénographie audiovisuelle : penser la technique comme un outil de lecture des œuvres et des lieux, au service de l’expérience du visiteur et de la mise en valeur du patrimoine.









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